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Parution du bulletin de l’ANVL n°88

Publié le 8 janvier 2015 dans Botanique
Parution du bulletin de l’ANVL n°88

Le dernier bulletin de l’ANVL est paru en cette fin d’année 2014. Au sommaire, une présentation de l’évolution géomorphologique périglaciaire du Massif de Fontainebleau par Médard Thiry et Marie Nieves Liron, ainsi qu’une restitution des travaux d’Aubane Nardetto et Sébastien Leblond sur leur étude spatio-temporelle des sphaignes d’Ile-de-France.

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GÉOMORPHOLOGIE

– Évolution géomorphologique périglaciaire du Massif de Fontainebleau par Médard Thiry et Marie Nieves Liron, p. 102

Résumé : Les marques de l’action éolienne sont nombreuses dans le Massif de Fontainebleau. Ce sont divers dépôts reconnus antérieurement : dunes, limons et grèzes. Mais aussi des marques d’érosion qui n’avaient guère retenu l’attention : alvéoles vidées par le vent, couloirs d’érosion kilométriques, dénudation de platières avec évidement de dépressions à l’origine des mares. Ces actions éoliennes ont contribué à différencier la façade occidentale au vent avec des reliefs plus vifs et plus ciselés, des chaos rocheux plus dégagés, des versants de sables nus. En revanche dans les parties orientales sous le vent, les reliefs sont moins vifs, les escarpements des platières et les chaos rocheux sont plus « empâtés » dans le sable et les platières y ont une couverture sableuse plus importante. Les dispositions héritées des actions éoliennes influent profondément sur la nature des sols et la biodiversité du Massif.

BRYOLOGIE

Étude spatio-temporelle des sphaignes d’Ile-de-France par Aubane Nardetto et Sébastien Leblond, p. 119

Résumé : Vingt-quatre espèces de sphaignes ont été dénombrées en Ile-de-France depuis la fin du 19e siècle. Six d’entre elles n’ont pas été revues récemment. La compilation des données actuellement disponibles (herbiers et bibliographie) permet de cartographier la répartition de chaque espèce. L’ensemble des informations reflète l’état actuel de la  connaissance sur la répartition de ces taxons. Pour la grande majorité des espèces, le nombre de communes est en diminution. Au-delà d’une absence de prospection systématique des stations anciennement mentionnées, la disparition progressive des biotopes favorables à ces espèces est le paramètre explicatif prépondérant. L’urbanisation croissante de la région ainsi que l’évolution intrinsèque des zones humides, comme l’assèchement (naturel ou par drainage), la dynamique de fermeture des milieux, l’abandon des pratiques pastorales (pâturage extensif en bas-marais), l’eutrophisation de bas-marais conduisent à restreindre ces espèces.

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