La Bassée est un tronçon de la vallée de la Seine, en amont de Paris. Il s'agit d'une vaste plaine alluviale inondable qui s'étend entre la confluence Aube-Seine en amont (à Romilly-sur-Seine) et la confluence Seine-Yonne à l'aval (à hauteur de Montereau-Fault-Yonne). Cette plaine s'est créée au quaternaire, au moment de l'enfoncement des vallées. Le cours du fleuve qui creusait jusqu'alors dan sla craie, s'est retrouvé bloqué par les massifs du calcaire de Brie, plus dur. Un grand lac s'est alors formé, formant cette vaste plaine à très faible pente, avant que la Seine puisse pénétrer le plateau de Brie où elle forme après une avllée très étroite et encaissée.
La Bassée longe la cuesta d'Ile-de-France (rupture du plateau de Brie tertiaire) et l'on peut y observer de magnifiques coteaux calcaires comme à Montereau (colline Saint Martin), à Saint Germain Laval et Courcelels en Bassée (coteau de Tréchy) et à Nogent-sur-Seine (Montacran et forêt de Sourdun).
Ce fond de vallée, large et à faible pente, a permis à la Seine de divaguer, formant un chevelu de cours d'eau, se déplaçant régulièrement dans sa vallée en abandonnant ses lits donnant naissance à un réseau de noues. Cette platitde est aussi à l'origine des méandres du cours d'eau et ses crues régulières. C'est cette ensemble de facteurs qui ont façonné cette zone humide remarquable.
L'Homme, au Néolithique, il y a environ -7000 ans, lorsqu'il est devenu agriculteur et éleveur, s'est très vite installé en Bassée (l'un des principaux sites archéologiques européens pour cette période) en s'installant sur des dômes de sables appelés montilles, hors inondation, et défrichant la forêt alluviale pour y installer de l'élevage et profiter de la fertilisation naturelle amenée par les crues. Pendant ces 7000 ans, l'Homme va vivre au rythme des inondations, installant les villages et voies de communication au bord de la vallée et développant une activité d'élevage et de production de foin.
Les grandes mutations apparaissent au début du 20ème siècle et principalement dans les années 1950. Les guerres tuent beaucoup d'hommmes laissant des femmes ne pouvant entretenir les terres. Des prairies s'enfrichent peu à peu. Puis vient le développement de l'agriculture intensive. Vient alors la création du barrage réservoir Seine au niveau de Troyes qui limite les inondations dans les années 1960, rendant plu ssimple ce changement d'occupation du sol. Le canal à gabarit 3000 tonnes de Montereau à La Grande Bosse finira de drainer ce secteur en menant à la quasi disparition des crues sur ce tronçon.
La mutation s'accélère alors, l'agriculture intensive se développe au détriment des prairies... la faune et la flore qui s'étaient adaptées au cours des millénaires aux prairies disparaient. L'industrie du granulats se développe rapidement transformant irrémédiablement le paysage.
La partie amont subit progressivement ces perturbations également même si les crues permettent de maintenir certains usages.
Les prairies inondables, les boisements alluviaux relictuels, les zones de marais et mégaphorbiaies sont alors menacés demandant une urgente protection.
Aujourd'hui, cette protection se met progressivement en place avec la création d'une réserve naturelle nationale, la mise en place de Natura 2000 et l'évolution des pratiques de réaménagement de carrières qui eprmettent la création de quelques milieux de substitution permettent de préserver un certain nombre de milieux.
Mais, aujourd'hui, la Bassée est toujours menacée : par le développement de certaine scarrières en pleine zone d'intérêt écologique, l'industrialisation et l'urbanisation sur des zones à fort intérêt en négligeant les impacts et notamment les impacts cumulés, la relance du prolongement de la canalisation 3000 tonnes du cours d'eau jusqu'à Nogent. Que dire aussi du projet visant à créer des zones de stockage de crues. Réinonder la Bassée aval est une idée alléchante pour l'écologie mais le faire à grand frais l'aide de pompes et de digues, n'apparaît pas la meilleure solution.
Ci après quelques sites acecssibles au public à découvrir.
La Bassée c'est
plus de 750 espèces de végétaux supérieurs dont 7 espèces protégées sur le plan national
plusieurs centaines de végétaux inférieurs
26 espèces végétales protégées
289 espèces d'oiseaux observées dont 135 nicheurs et 20 nicheurs figurant à l'annexe 1 de la directive européenne oiseaux
plus de 54 espèces de mammifères
12 espèces d'amphibiens
10 espèces de reptiles
32 espèces de poissons
plus de 200 espèces de papillons dont une protégée au niveau nationale
près de 1000 espèces de coléoptères
au moins 32 espèces de libellules, une protégée au niveau nationale
34 espèces d'orthoptères
20 espèces de mollusques
La Bassée: Vallée de la Seine entre Montereau Fault Yonne en Seine et Marne et Romilly sur Seine dans l'Aube.
La basse vallée de l'Yonne: Secteur proche de la Bassée entre pont sur Yonne dans l'yonne et Montereau Fault Yonne en Seine et Marne.
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